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Psychanalyse-Paris.com
Psychanalyse-paris.com propose des articles et éditoriaux sur la psychanalyse et l'inconscient freudien, des comptes rendus de séminaires, des forums et discussions, une bibliothèque de grands textes du domaine public, un dictionnaire de la psychanalyse et un annuaire de sites web.


Date : vendredi 16 mai 2008 à 06h
Catégorie : Libido

.:: La manie de faire saigner ou de fouetter les femmes ::.

« “Ce qui m'excitait surtout, raconte le malade, c'est l'idée que la personne flagellée était une femme belle et hautaine, et que je lui infligeais la correction en présence d'autres personnes, surtout des femmes, pour qu'elle sentît la force de mon pouvoir sur elle. Je cherchai donc de bonne heure à lire des livres où il est question de corrections corporelles, entre autres un ouvrage où il était question des mauvais traitements infligés aux esclaves romains.
Cependant je n'avais pas d'érections quand les mauvais traitements que je me représentais consistaient en coups donnés sur le dos ou sur les épaules. Tout d'abord je crus que ce genre d'excitation passerait avec le temps, et voilà pourquoi je n'en parlai à personne.”
Le malade, qui s'était onanisé de bonne heure, continua. Au moment de sa masturbation, il évoquait toujours la même image de flagellation. Depuis l'âge de treize ou quatorze ans, le malade avait des éjaculations quand il se masturbait. […]. Il ne pensait pas que ce fait pouvait lui attirer des poursuites judiciaires qui, d'ailleurs, n'ont pas eu lieu. Par ce procédé, il obtenait l'érection, l'orgasme et l'éjaculation. Il accomplissait l'acte de la manière suivante : il serrait de ses deux genoux la femme de manière que son pénis touchait le corps de celle-ci, mais sans immissio penis in vaginam, ce qui lui paraissait tout à fait superflu.
Plus tard le malade eut tant de honte de battre des femmes et fut en proie à des idées si noires, qu'il pensa souvent au suicide. Pendant les trois années suivantes, le malade alla encore chez des femmes. Mais jamais il ne leur demanda plus de se laisser battre par lui. Il essayait d'arriver à l'érection en pensant aux coups donnés à la femme ; mais cet artifice n'avait aucun succès, neque membrum a muliere tractatum se erexit. Après avoir fait cet essai et échoué, le malade prit la résolution de se confier à un médecin. » (Richard von Krafft-Ebing, Psychopathia Sexualis). - Psychopathia Sexualis / , , , ,


Date : mardi 13 mai 2008 à 07h
Catégorie : Masturbation

.:: Brutalités contre les femmes ::.

« À la catégorie des assassins par volupté et à celle des nécrophiles qui a beaucoup d'affinités avec la première, il faut joindre celle des individus dégénérés qui éprouvent du charme et du plaisir à blesser la victime de leurs désirs et à voir le sang couler.
Un monstre de ce genre était le fameux marquis de Sade, qui a donné son nom à cette tendance à unir la volupté à la cruauté.
Le coït n'avait pour lui de charme que lorsqu'il pouvait faire saigner par des piqûres l'objet de ses désirs. Sa plus grande volupté était de blesser des prostituées nues et de panser ensuite leurs blessures.
Il faut aussi classer dans cette catégorie le cas d'un capitaine dont l'histoire nous est racontée par Brierre de Boismont. Ce capitaine forçait sa maîtresse, avant le coït qu'il faisait très fréquemment, à se poser des sangsues ad pudenda. Finalement cette femme fut atteinte d'une anémie très grave et devint folle.
Le cas suivant, que j'emprunte à ma clientèle, nous montre d'une façon bien caractéristique la connexité qui existe entre la volupté, la cruauté et le penchant à verser, ou à voir couler du sang. » (Richard von Krafft-Ebing, Psychopathia Sexualis). - Psychopathia Sexualis / , , ,


Date : lundi 12 mai 2008 à 07h
Catégorie : Masturbation

.:: Outrages aux cadavres (Nécrophiles) ::.

« Le sergent Bertrand est un homme d'une constitution délicate, d'un caractère étrange ; il était, dès son enfance, toujours taciturne et aimait la solitude.
Les conditions de santé de sa famille ne sont pas suffisamment connues, mais on a pu établir que, dans son ascendance, il y avait des cas d'aliénation mentale. Il prétend avoir été affecté d'une étrange manie de destruction dès son enfance. Il brisait tout ce qui lui tombait entre les mains.
Dès son enfance, il en vint à la masturbation sans y avoir été entraîné. À l'âge de neuf ans, il commença à éprouver de l'affection pour les personnes de l'autre sexe. À l'âge de treize ans, le puissant désir de satisfaire ses sens avec des femmes se réveilla en lui ; il se masturbait sans cesse. En se livrant à cet acte, il se représentait toujours une chambre remplie de femmes. Il se figurait alors, dans son imagination, qu'il accomplissait avec elles l'acte sexuel et qu'il les maltraitait ensuite. Bientôt il se les représentait comme des cadavres, et, dans son imagination, il se voyait souillant ces cadavres. Parfois, quand il se trouvait dans cet état, l'idée lui vint d'avoir affaire aussi à des cadavres d'hommes, mais cette idée le remplissait toujours de dégoût.
Ensuite il éprouva le vif désir de se mettre en contact avec de véritables cadavres.
Faute de cadavres humains, il se procurait des cadavres d'animaux, auxquels il ouvrait le ventre, arrachait les entrailles, pendant qu'il se masturbait. Il prétend avoir éprouvé alors un plaisir indicible. En 1846, les cadavres ne lui suffisaient plus. Il tua deux chiens, avec lesquels il fit la même chose. Vers la fin de 1846, il lui vint, pour la première fois, l'envie de se servir de cadavres humains. D'abord, il résista. En 1847, comme il venait d'apercevoir par hasard, au cimetière, la tombe d'un mort qu'on venait d'enterrer, cette envie le prit si violemment, en lui causant des maux de tête et des battements de cœur, que, bien qu'il y eût du monde tout près et danger d'être découvert, il se mit à déterrer le cadavre. » (Richard von Krafft-Ebing, Psychopathia Sexualis). - Psychopathia Sexualis / , ,


Date : mardi 06 mai 2008 à 06h
Catégorie : Masturbation

.:: Assassinat par volupté sadique (Anthropophagie) ::.

« Verzeni déclara lui-même qu'il deviendrait bon si on le tenait enfermé ; car, rendu à la liberté, il ne pourrait pas résister à ses envies. Verzeni a été condamné aux travaux forcés à perpétuité. (Lombroso, Verzeni e Agnoletti. Roma, 1873.)
Les aveux faits par Verzeni après sa condamnation sont très intéressants :
- “J'éprouvais un plaisir indicible quand j'étranglais des femmes ; je sentais alors des érections et un véritable désir sexuel. Rien que de renifler des vêtements de femme, cela me procurait déjà du plaisir. La sensation de plaisir que j'éprouvais en serrant le cou d'une femme était plus grande que celle que me causait la masturbation. En buvant le sang du pubis, j'éprouvais un grand bonheur. Ce qui me faisait encore beaucoup de plaisir, c'était de retirer de la chevelure des assassinées les épingles à cheveux. J'ai pris les vêtements et les viscères pour avoir le plaisir de les renifler et de les palper. Ma mère, finalement, s'aperçut de mes agissements, car, après chaque assassinat ou tentative d'assassinat, elle apercevait des taches de sperme sur ma chemise. Je ne suis pas fou ; mais, au moment d'égorger, je ne voyais plus rien. Après la perpétration de l'acte, j'étais satisfait et me sentais bien. Jamais l'idée ne m'est venue de toucher ou de regarder les parties génitales. Il me suffisait d'empoigner le cou des femmes et de sucer leur sang. J'ignore encore aujourd'hui comment la femme est faite. Pendant que j'étranglais et aussi après, je me pressais contre le corps de la femme, sans porter mon attention sur une partie du corps plutôt que sur l'autre.”
V… a été amené seul à ses actes pervers après avoir remarqué, à l'âge de douze ans, qu'il éprouvait un plaisir étrange toutes les fois qu'il avait des poulets à tuer. Voilà pourquoi il en avait tué alors en quantité, alléguant qu'une belette avait pénétré dans la basse-cour. » (Richard von Krafft-Ebing, Psychopathia Sexualis). - Psychopathia Sexualis / , , ,


Date : lundi 05 mai 2008 à 09h
Catégorie : Libido

.:: Rapports entre la cruauté active, la violence et la volupté (Sadisme) ::.

« Les actes sadistes diffèrent selon le degré de leur monstruosité, selon l'empire du penchant pervers sur l'individu qui en est atteint, ou bien selon les éléments de résistance qui existent encore, éléments qui, cependant, peuvent être plus ou moins affaiblis par des défectuosités éthiques originelles, par la dégénérescence héréditaire, par la folie morale.
Ainsi naissent une longue série de formes qui commencent par les crimes les plus graves et qui finissent par des actes puérils qui n'ont d'autre but que d'offrir une satisfaction symbolique au besoin pervers du sadiste.
On peut encore classer les actes sadiques selon leur genre. Il faut alors distinguer s'ils ont lieu après la consommation du coït dans lequel le libido nimia n'a pas été satisfait, ou si, dans le cas d'affaiblissement de la puissance génésique, ils servent de préparatifs pour la stimuler, ou si enfin, dans le cas d'une absence totale de la puissance génésique, les actes sadiques doivent remplacer le coït devenu impossible et provoquer l'éjaculation. Dans les deux derniers cas, il y a, malgré l'impuissance, un libido violent, ou du moins ce libido subsistait chez l'individu à l'époque où il a constaté l'habitude des actes sadiques. L'hyperesthésie sexuelle doit toujours être considérée comme la base des penchants sadistes. L'impuissance si fréquente chez les individus psycho-névropathiques dont il est ici question, à la suite d'excès faits dès la première jeunesse, est ordinairement de la faiblesse spinale. Quelquefois il se peut qu'il y ait une sorte d'impuissance psychique par la concentration de la pensée vers l'acte pervers, à côté duquel alors l'image de la satisfaction normale s'efface.
Quel que soit le caractère extérieur de l'acte, pour le comprendre il est essentiel d'examiner les dispositions perverses de l'âme et le sens du penchant de l'individu atteint. » (Richard von Krafft-Ebing, Psychopathia Sexualis). - Psychopathia Sexualis / , , ,


Date : mercredi 30 avril 2008 à 07h
Auteur : Guy MASSAT
Catégorie : 01. Psychanalyse

.:: Jacques Lacan et le Zen ::.

« Y aurait-il autre chose que des évidences ? Oui, faisait déjà remarquer Héraclite, et c'est ce qu'on néglige, disait-il, “aussi bien avant qu'après en avoir fait l'expérience”, par exemple, le lapsus et l'acte manqué. Remarquons, à suivre Héraclite, que pour que le principe d'identité soit certain, pour qu'il y ait une identité indiscutablement vraie entre A et A, il faudrait que ce deuxième A se trouve au même endroit et au même moment que le premier. Or il n'en est rien. Il faudrait pour cela arrêter le temps, ce qui est impossible. Comme le dit justement Lacan : “l'inconscient c'est l'impossible”, l'impossibilité d'arrêter le temps. Donc le principe d'identité A est A n'est, en toute rigueur, qu'une une proposition arbitraire, relevant de l'imaginaire. Même si elle s'avère extrêmement efficace. Mais, puisque c'est une convention, une fonction imaginaire, une proposition arbitraire, nous sommes en droit de, et nous pouvons en fait, ne pas nous y soumettre et préférer le langage des oiseaux, c'est-à-dire un langage qui ne repose pas sur le principe d'identité. Comme nous l'apprend Saussure : “La chaîne acoustique ne se divise pas en temps égaux (temps de l'horloge et temps réel)… On ne sait où un son commence ni ou l'autre finit… Les éléments que l'on obtient par l'analyse de la chaîne parlée sont comme les anneaux de cette chaîne, des moments irréductibles qu'on ne peut pas considérer en dehors du temps qu'ils occupent”. Autrement dit ces anneaux forment des nœuds, “des nœuds de Saussure” : nœuds de choses sûres. “Ainsi, explique le linguiste, un ensemble comme ta (le phonème ta, il aurait pu prendre le phonème ça) sera toujours un moment plus un moment, t, a, ou ç, a. Le fragment irréductible t ou ç, pris à part, pourra être considéré en dehors du temps (en dehors du temps de l'horloge bien sûr). De la même façon un ensemble musical “do, ré, mi” ne peut être traité que comme une série concrète dans le temps ; mais si je prends un de ses éléments irréductible, je puis le considérer in abstracto, (c'est-à-dire dans un autre temps ou une autre dimension, pareille à la symphonie pour une seule note proposée par l'artiste du vide Yves Klein dans les années 60). » (Guy Massat, La topologie des nœuds et le temps). - Séminaires / , , ,


Date : lundi 28 avril 2008 à 10h
Catégorie : Cultes, Mythes et Religions

.:: La bossue d'Assise et la conversion de Saint François ::.

« S'il n'est pas prouvé, s'il n'est pas démontrable que le bouddhisme ait exercé une influence sur le christianisme naissant, il est sûr maintenant qu'une des légendes les plus caractéristiques du bouddhisme a pénétré au Moyen Âge dans le cycle chrétien et que Bouddha, sous le nom de saint Josaphat, a conquis une place au calendrier catholique, où on l'honore le 27 novembre. Une question accessoire restait obscure : comment la légende bouddhique avait-elle été propagée sous une forme chrétienne ? On se contenta longtemps d'alléguer les nestoriens de Syrie, mais sans pouvoir préciser leur rôle. La solution du problème parait avoir été trouvée par M. Alfaric dans un article du Journal asiatique de 1917. S'autorisant de quelques fragments du VIIIe siècle découverts au Tourfan, il estime que l'emprunt à la littérature de l'Inde a été fait par les manichéens (...).
Ainsi la légende de la conversion de Bouddha, d'importation probablement manichéenne, devenue populaire en Italie et ailleurs au XIe siècle, semble avoir été adaptée par l'imagination populaire à saint François antérieurement aux légendes écrites que nous possédons. C'est, en somme, le thème de la conversion du jeune homme heureux et insouciant par la brusque révélation des misères humaines » (Salomon Reinach, Cultes, mythes et religions). - Cultes, Mythes et Religions


Date : mercredi 23 avril 2008 à 08h
Catégorie : Andrew Lang

.:: Zagreus, le serpent cornu ::.

« Les Anciens ont dit que les druides avaient été les élèves ou les maîtres de Pythagore et ils ont identifié en substance l'orphisme et le pythagorisme, le second n'étant qu'une doctrine aux allures scientifiques fondée sur le premier, qui est une religion populaire. Donc, aux yeux des Anciens, il eût paru tout naturel qu'on cherchât à retrouver des éléments orphiques dans les croyances primitives des Celtes, qui sont au druidisme ce que l'orphisme est au pythagorisme, le substratum populaire d'une doctrine savante. Les Anciens croyaient savoir également qu'il avait existé des relations étroites entre les Celtes, les Illyriens et les Thraces et n'auraient pas trouvé étonnant qu'on constatât une analogie entre les croyances religieuses de la Thrace, berceau de l'orphisme, et celles de la Gaule celtique. Les Modernes, tout en tenant compte de ces circonstances, ont le droit d'être plus exigeants à l'article de la preuve. Il nous suffit donc d'avoir montré que le serpent cornu et l'oeuf de serpent des Celtes ne sont pas, comme on le croyait, des conceptions isolées dans l'ensemble des religions européennes » (Salomon Reinach, Cultes, mythes et religions). - Cultes, Mythes et Religions /


Date : mardi 22 avril 2008 à 05h
Catégorie : Libido

.:: Hyperesthésie ou exagération morbide de l'instinct sexuel ::.

« À partir de l'époque de la puberté, l'instinct sexuel monte rapidement à une intensité considérable ; il est très puissant entre 20 et 40 ans, il diminue ensuite lentement. La vie conjugale paraît conserver et régler l'instinct.
Les changements répétés d'objet dans la satisfaction sexuelle augmentent les désirs. Comme la femme a moins de besoins sexuels que l'homme, une augmentation de ces besoins chez elle doit toujours faire supposer un cas pathologique, surtout quand ils se manifestent par l'amour de la toilette, par la coquetterie ou même par l'andromanie, et font dépasser les limites tracées par les convenances et les bonnes mœurs.
Dans les deux sexes, la constitution physique joue un rôle important. Souvent une constitution névropathique s'accompagne d'une augmentation morbide du besoin sexuel ; des individus atteints de cette défectuosité souffrent pendant une grande partie de leur existence et portent péniblement le poids de cette anomalie constitutionnelle de leur instinct. Par moments la puissance de l'instinct sexuel peut acquérir chez eux l'importance d'une mise en demeure organique et compromettre sérieusement leur libre arbitre. La non-satisfaction du penchant peut alors amener un véritable rut ou un état psychique plein d'angoisse, état dans lequel l'individu succombe à son instinct : alors sa responsabilité devient douteuse.
Si l'individu ne succombe pas à la violence de son penchant, il court risque d'amener, par une abstinence forcée, son système nerveux à la neurasthénie ou d'augmenter gravement une neurasthénie déjà existante. » (Richard von Krafft-Ebing, Psychopathia Sexualis). - Psychopathia Sexualis / , , ,


Date : mardi 22 avril 2008 à 03h
Catégorie : Libido

.:: Anesthésie sexuelle ou manque d'instinct sexuel ::.

« La diminution acquise du penchant sexuel ainsi que l'extinction de ce sentiment, peut être attribuée à diverses causes.
Celles-ci peuvent être organiques ou fonctionnelles, psychiques ou somatiques, centrales ou périphériques.
À mesure qu'on avance en âge, il se produit physiologiquement une diminution du libido ; de même, immédiatement après l'acte sexuel, il y a disparition temporaire du libido.
Les différences en ce qui concerne la durée de la conservation du penchant sexuel sont très grandes et variables selon la nature de chaque individu. L'éducation et le genre de vie ont une grande influence sur l'intensité de la vita sexualis.
Les occupations qui fatiguent l'esprit (études approfondies), le surmenage physique, l'abstinence, les chagrins, la continence sexuelle sont sûrement nuisibles à l'entretien du penchant sexuel.
L'abstinence agit d'abord comme stimulant. Tôt ou tard, selon la constitution physique, l'activité des organes génitaux se relâche et en même temps le libido s'affaiblit.
En tout cas, il y a chez l'individu sexuellement mûr, une corrélation intime entre le fonctionnement de ses glandes génésiques et le degré de son libido. Mais le premier n'est pas toujours décisif, ainsi que nous le démontre ce fait que des femmes sensuelles, même après la ménopause, continuent leurs rapports sexuels et peuvent présenter des phases d'excitation sexuelle, mais d'origine cérébrale.
On peut aussi, chez les eunuques, voir le libido subsister longtemps encore après que la production du sperme a cessé.
D'autre part, l'expérience nous apprend que le libido a pour condition essentielle la fonction des glandes génésiques, et que les faits que nous venons de citer ne constituent que des phénomènes exceptionnels. Comme causes périphériques de la diminution du libido ou de sa disparition, on peut admettre la castration, la dégénérescence des glandes génésiques, le marasme, les excès sexuels sous forme de coït et de masturbation, l'alcoolisme. De même, on peut expliquer la disparition du libido dans le cas de troubles généraux de la nutrition (diabète, morphinisme etc.)
Enfin nous devons encore faire mention de l'atrophie des testicules qu'on a quelquefois constatée à la suite des maladies des centres cérébraux (cervelet). » (Richard von Krafft-Ebing, Psychopathia Sexualis). - Psychopathia Sexualis / , , ,

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