Psychanalyse-Paris.com
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Date : mardi 29 juillet 2008 à 10h
Catégorie : Richard von Krafft-Ebing
« Ces cas de fétichisme du mouchoir qui entraînent l'individu anormal à commettre des vols, sont très nombreux. Ils se rencontrent aussi chez des personnes atteintes d'inversion sexuelle, ainsi que le prouve le cas suivant, pris dans l'ouvrage de M. le docteur Moll que nous avons déjà plusieurs fois cité.
Observation 86. — fétichisme du mouchoir combiné avec l'inversion sexuelle. — K…, trente-huit ans, ouvrier, homme solidement bâti, se plaint de malaises nombreux, tels que faiblesse des jambes, douleurs dans le dos, maux de tête, manque de courage au travail, etc. Ses plaintes font penser manifestement à la neurasthénie avec tendance à l'hypocondrie. Ce n'est qu'après avoir suivi plusieurs mois mon traitement, qu'il avoua qu'il était aussi anormal au point de vue sexuel.
K… n'a jamais eu aucun penchant pour les femmes ; par contre, les beaux hommes ont exercé sur lui, de tout temps, un charme particulier.
Le malade s'est beaucoup masturbé depuis sa jeunesse jusqu'à l'époque où il est venu me consulter. K… n'a jamais pratiqué ni l'onanisme mutuel, ni la pédérastie. Il ne croit pas qu'il y aurait trouvé une satisfaction quelconque, car, malgré sa prédilection pour les hommes, le plaisir principal pour lui est d'avoir un morceau de linge blanc d'homme ; mais, là encore, c'est la beauté du propriétaire qui joue un rôle important. Ce sont surtout les mouchoirs des beaux hommes qui l'excitent sexuellement. Sa plus grande volupté consiste à se masturber dans des mouchoirs d'hommes. C'est pour cette raison qu'il enlevait souvent des mouchoirs à ses amis ; pour éviter d'être découvert comme voleur, le malade laissait toujours un de ses propres mouchoirs chez l'ami pour remplacer celui qu'il venait de voler. » (Richard von Krafft-Ebing, Psychopathia Sexualis).
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Psychopathia Sexualis
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Fétichisme,
Onanisme,
Richard von Krafft-Ebing
Date : lundi 28 juillet 2008 à 12h
Catégorie : Richard von Krafft-Ebing
« Une troisième forme du fétichisme du vêtement, qui présente un degré beaucoup plus avancé vers l'état pathologique, se présente plus fréquemment à l'observation du médecin. Elle consiste dans le fait que ce n'est plus la femme, habillée ou même habillée d'une certaine façon, qui agit en première ligne comme excitant sexuel ; mais l'intérêt sexuel se concentre tellement sur une certaine partie de la toilette de la femme, que la représentation de cet objet de toilette, accentuée par un sentiment de volupté, se détache complètement de l'idée d'ensemble de la femme, et acquiert par là une valeur indépendante. Voilà le vrai terrain du fétichisme du vêtement ; un objet inanimé, une partie isolée du vêtement suffit par elle seule à l'excitation et à la satisfaction du penchant sexuel. Cette troisième forme de fétichisme du vêtement est aussi la plus importante au point de vue médico-légal.
Dans un grand nombre de cas de ce genre, il s'agit de pièces de linge de femme qui, par leur caractère intime, sont surtout de nature à produire des associations d'idées dans ce sens. » (Richard von Krafft-Ebing, Psychopathia Sexualis).
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Psychopathia Sexualis
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Sadisme,
Fétichisme,
Onanisme,
Richard von Krafft-Ebing
Date : mardi 22 juillet 2008 à 19h
Catégorie : Masturbation
« Quand la partie du corps féminin qui constitue le fétiche peut être détachée, les actes les plus extravagants peuvent se produire à la suite de cette circonstance.
Aussi les fétichistes des cheveux constituent-ils une catégorie très intéressante et en outre importante au point de vue médico-légal. Comme ces admirateurs des cheveux de la femme se rencontrent fréquemment aussi sur le terrain physiologique, et que probablement, les différents sens (l'œil, l'odorat, l'ouïe par les froissements, et même le sens tactile chez les fétichistes du velours et de la soie), perçoivent aussi dans les conditions physiologiques des émotions qui se traduisent par une sensation voluptueuse, on a constaté par contre toute une série de cas pathologiques de forme semblable, et on a vu, sous l'impulsion puissante du fétichisme des cheveux, des individus se laisser entraîner à commettre des délits. C'est le groupe des coupeurs de nattes.
Observation 78. — Un coupeur de nattes, P…, quarante ans, ouvrier serrurier, célibataire, né d'un père temporairement frappé d'aliénation mentale et d'une mère très nerveuse. Il s'est bien développé dans son enfance, était intelligent, mais de bonne heure, il fut atteint de tics et d'obsessions. Il ne s'est jamais masturbé ; il aimait platoniquement, avait souvent des projets de mariage, ne coïtait que rarement avec des prostituées, mais ne se sentait jamais satisfait dans ses rapports avec ces dernières : au contraire, il en éprouvait plutôt du dégoût. Il y a trois ans, il eut de gros malheurs (ruine financière) ; en outre, il traversa une affection fébrile, aggravée par des accès de délire. Ces épreuves ont gravement atteint le système nerveux central du malade qui, du reste, est chargé héréditairement. Le soir du 28 août 1889, P… a été arrêté en flagrant délit, place du Trocadéro, à Paris, au moment où, dans la foule, il avait coupé la natte d'une jeune fille. On l'arrêta la natte en main, et une paire de ciseaux en poche. » (Richard von Krafft-Ebing, Psychopathia Sexualis).
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Psychopathia Sexualis
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Fétichisme,
Richard von Krafft-Ebing,
Masturbation
Date : mardi 22 juillet 2008 à 12h
Catégorie : Libido
« Observation 77. — X…, vingt-huit ans, issu d'une famille gravement chargée. Il est neurasthénique, se plaint de manquer de confiance en lui-même, il a de fréquents accès de mauvaise humeur, avec tendance au suicide, contre laquelle il a souvent une forte lutte à soutenir. À la moindre contrariété, il perd la tête et se désespère. Le malade est ingénieur dans une fabrique, dans la Pologne russe ; il est de forte constitution physique, sans stigmates de dégénérescence. Il se plaint d'avoir une « manie » étrange, qui souvent, le fait douter qu'il soit un homme sain d'esprit. Depuis l'âge de dix-sept ans, il n'est sexuellement excité que par l'aspect des difformités féminines, particulièrement des femmes qui boitent et qui ont les jambes déformées. Le malade ne peut pas se rendre compte des premières associations qui ont attaché son libido à ces défauts de la beauté féminine.
Depuis la puberté, il est sous l'influence de ce fétichisme, qui lui est très pénible. La femme normale n'a pour lui aucun charme ; seule l'intéresse la femme boiteuse, avec des pieds-bots ou des pieds défectueux. Quand une femme est atteinte d'une pareille défectuosité, elle exerce sur lui un puissant charme sensuel, qu'elle soit belle ou laide.
Dans ses rêves de pollutions, il ne voit que des femmes boiteuses. De temps à autre, il ne peut pas résister à l'impulsion d'imiter une femme qui boite. » (Richard von Krafft-Ebing, Psychopathia Sexualis).
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Psychopathia Sexualis
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Fétichisme,
Richard von Krafft-Ebing,
Masturbation,
Libido
Date : mercredi 16 juillet 2008 à 09h
Catégorie : Richard von Krafft-Ebing
« Chez les fétichistes de la main, qui, selon Binet, sont très nombreux, il se peut que d'autres associations d'idées arrivent au même résultat.
À côté des fétichistes de la main je rangerai, comme suite naturelle, les fétichistes du pied. Mais tandis que le fétichisme de la main est rarement remplacé par le fétichisme du gant, qui appartient, à proprement parler, au groupe du fétichisme d'objets inanimés, nous trouvons l'enthousiasme pour le pied nu de la femme, qui présente bien rarement quelques signes pathologiques très peu accusés, mais qui est remplacé par les innombrables cas de fétichisme du soulier et de la bottine.
La raison en est bien facile à comprendre. Dans la plupart des cas le garçon voit la main de la femme dégantée, et le pied revêtu d'une chaussure. Ainsi les associations d'idées de la première heure qui déterminent chez les fétichistes la direction de la vita sexualis, se rattachent naturellement à la main nue ; mais quand il s'agit du pied, elles se rattachent au pied couvert d'une chaussure.
Le fétichisme de la chaussure pourrait trouver sa place dans le groupe des fétichistes du vêtement qui sera étudié plus loin ; mais à cause de son caractère masochiste qu'on a pu prouver dans la plupart des cas, il a été analysé en grande partie dans les pages précédentes.
En dehors de l'œil, de la main et du pied, la bouche et l'oreille remplissent encore souvent le rôle de fétiches. A. Moll fait en particulier mention de pareils cas. (Comparez aussi le roman de Belot La bouche de Madame X… qui, d'après l'assertion de l'auteur, repose sur une observation prise dans la vie réelle.) » (Richard von Krafft-Ebing, Psychopathia Sexualis).
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Psychopathia Sexualis
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Masochisme,
Fétichisme,
Onanisme,
Richard von Krafft-Ebing
Date : mardi 15 juillet 2008 à 05h
Catégorie : Richard von Krafft-Ebing
« D'après ce que nous venons de dire, la grande importance pratique qui se rattache aux faits de fétichisme pathologique se montre dans deux circonstances.
Premièrement, le fétichisme pathologique est souvent une cause d'impuissance psychique.
Comme l'objet sur lequel se concentre l'intérêt sexuel du fétichiste, n'a par lui-même aucun rapport immédiat avec l'acte sexuel normal, il arrive souvent que le fétichiste cesse, par sa perversion, d'être sensible aux charmes normaux, ou que, du moins, il ne peut faire le coït qu'en concentrant son imagination sur le fétiche. Dans cette perversion, de même que dans beaucoup d'autres, il y a tout d'abord, par suite de la difficulté à obtenir une satisfaction adéquate, une tendance continuelle à l'onanisme psychique et physique, surtout chez les individus encore jeunes et chez d'autres encore que des contre-motifs esthétiques font reculer devant la réalisation de leurs désirs pervers. Inutile de dire que l'onanisme, soit psychique soit physique, auquel ils ont été amenés, réagit d'une façon funeste sur leur constitution physique et sur leur puissance.
Secondement, le fétichisme est d'une grande importance médico-légale. De même que le sadisme peut dégénérer en assassinat, provoquer des coups et des blessures, le fétichisme peut pousser au vol et même à des actes de brigandage.
Le fétichisme érotique a pour objet, ou une certaine partie du corps du sexe opposé, ou une certaine partie de la toilette de la femme, ou même une étoffe qui sert à l'habillement. (Jusqu'ici on ne connaît des cas de fétichisme pathologique que chez l'homme ; voilà pourquoi nous ne parlons que du corps et de la toilette de la femme.)
Les fétichistes se divisent donc en trois groupes. » (Richard von Krafft-Ebing, Psychopathia Sexualis).
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Psychopathia Sexualis
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Sadisme,
Fétichisme,
Onanisme,
Richard von Krafft-Ebing
Date : mardi 08 juillet 2008 à 12h
Auteur : Guy MASSAT
Catégorie : 01. Psychanalyse
« Lacan fait intervenir dans son séminaire des psychanalystes qui sont de fait de grands intellectuels, des universitaires, très honorables, de fins psychologues, mais des psychanalystes désabonnés de l'inconscient, sans connaissance de la pensée chinoise. À leur insu, ils ont provoqués le dernier séminaire de Lacan : “la dissolution”. Dissolution qu'il nous faut entendre comme “dit-solution”, la solution du dit. Car comment pourrait-on au nom du conscient oublier le lalangue ? Les interventions de ces mandarins de la psychanalyse ne s'élèvent pas à la dimension où Lacan situe la topologie. Il n'y a que les passages où ils paraphrasent l'enseignement de Lacan qui pourraient être retenus. Mais ils n'apportent aucune ouverture, aucune avancée, aucune compréhension de ce qu'est le temps, le vide, l'inconscient, le logos et l'ananké. Ils restent des topologues et des psychologues classiques. Didier Weil, Wappereau et Nasio, étaient, sont et restent des intellectuels, des gens d'esprit, et pour faire court : sans aucun accès à la connerie.
Si Lacan n'avait dissout son école, il y aurait sans doute aujourd'hui un diplôme central de psychanalyse. Une mesure du sans mesure. La psychanalyse serait donc réduite à la psychologie, l'inconscient au conscient. On confondrait comme toujours la connerie et l'imbécillité. Il n'y a qu'un diplôme valable en psychanalyse c'est, dit en lalangue : “L'Œdipe l'homme” qu'on passe sur le divan. Avec la dissolution de son école Lacan a produit la dissémination créatrice de son enseignement. Il n'y a de solution que dans le dit de l'inconscient. C'est pourquoi de nos jours nos espoirs se tournent vers la Chine. » (Guy Massat, La Topologie et le temps).
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La Topologie et le temps
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03. Jacques Lacan,
02. Sigmund Freud,
01. Psychanalyse
Date : mardi 08 juillet 2008 à 12h
Catégorie : Revue de Presse
« Si les langues des hommes sont indissolublement liées aux progrès accomplis par l'humanité au cours de l'Histoire, il semble possible de s'accorder sur cet autre constat que la dimension de la langue ne demeure pas moins l'objet, à notre époque, de confusions et de réductionnismes dommageables : langue réduite à sa valeur d'outil, langue rabattue sur la dimension de la communication, langue venant se confondre avec l'ordre du langage, voire langue seulement vectrice de revendications groupales et identitaristes... On soulignera encore que notre Culture, actuellement tentée par l'omni-référence de déterminations biologiques, n'est pas sans renforcer les croyances et les fantasmes attachés à la naturalité et à l'innéité des langues.
Aussi, tenter de répondre à la question À quoi sert une langue ?, ainsi qu'à celle de Comment construire une langue ?, ne semble pas pouvoir faire l'économie d'éclairages issus de pratiques et de questionnements prenant leurs sources en des endroits différents, sans quoi la langue, ou ce qui se fait de plus poreux dans une Culture valorisant toujours plus le registre de l'avoir au détriment de l'être, ne saurait éviter de tomber sous le coup d‘escamotages supplémentaires. » (Quand la langue défaille…, Colloque organisé par la Revue Enfances & Psy et l'AFDA).
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Revue de Presse
Date : mardi 08 juillet 2008 à 11h
Catégorie : Richard von Krafft-Ebing
« La comparaison du masochisme et du sadisme peut encore servir à écarter complètement cette hypothèse que le masochisme tirerait son origine primitive de l'effet réflexe de la flagellation passive, et que tout le reste ne serait que le produit d'associations d'idées se rattachant au souvenir de la flagellation, ainsi que l'a soutenu Binet dans son explication du cas de Jean-Jacques Rousseau et ainsi que Rousseau lui-même l'a cru. De même la torture active qui, pour le sadiste, est le but du désir sexuel, ne produit aucune excitation des nerfs sensitifs ; par conséquent l'origine psychique de cette perversion ne saurait être mise en doute. Mais le sadisme et le masochisme sont tellement similaires, ils se ressemblent tellement en tous points, que la conclusion par analogie de l'un à l'autre est permise, et qu'elle suffirait à elle seule à établir le caractère psychique du masochisme.
La comparaison de tous les éléments et phénomènes du masochisme et du sadisme étant faite, si nous résumons le résultat de tous les cas observés plus haut, nous pouvons établir que : le plaisir à causer de la douleur et le plaisir à la subir ne sont que deux faces différentes d'un même processus psychique dont l'origine essentielle est l'idée de la soumission active ou passive, tandis que la réunion de la cruauté et de la volupté n'a qu'une importance psychologique d'ordre secondaire. Les actes cruels servent à exprimer cette soumission, tout d'abord parce qu'ils constituent le moyen le plus fort de traduire cet état, et puis, parce qu'ils représentent la plus forte impression que, sauf le coït et en dehors du coït, un individu peut produire sur un autre. » (Richard von Krafft-Ebing, Psychopathia Sexualis).
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Psychopathia Sexualis
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Sadisme,
Masochisme,
Richard von Krafft-Ebing
Date : mercredi 02 juillet 2008 à 05h
Auteur : Guy MASSAT
Catégorie : 01. Psychanalyse
« Donc au centre du triple trou borroméen, réel, imaginaire et symbolique, se situe le trou de l'objet petit a qui trompe son monde car ce n'est pas un objet du monde mais du m'onde, pourrait-on dire avec une apostrophe. C'est un ob-jet, un jaillissement (jet) devant (ob). En chinois ancien le mot tch'ong se dit à la fois de l'eau jaillissante et du vide (Duyvendak). Ce sinogramme illustre la dynamique éclatante de l'objet petit a. Nous sommes manipulés par notre appétit, par notre « a petit », notre petit a. Nous verrons qu'avec les cinq éclats de son éclatement l'objet petit a possède des relations étroites avec l'antique théorie chinoise des cinq mouvements (qu'on appelle erronément les cinq éléments) : “Les cinq éléments” se nomment en chinois Wu xing. Wu, c'est ici, nous l'avons vu, le chiffre cinq, et xing est : “ce qui marche”. Ce sont cinq types de mouvements, de pulsions, pourrions-nous dire, avec leurs effets d'attraction et d'opposition, d'accélération et de ralentissement, et de blocage. Ces cinq formes dynamiques doivent être comprises à partir de leurs fonctions.
Ce sont : Le bois, la terre, l'eau, le feu, et le métal.
Le “rien” par efficacité du trou constructeur correspond au bois (la hylé en grec). La terre c'est les fèces. L'eau c'est le sein. Le feu c'est le regard et le métal la voix (en chinois c'est beaucoup plus explicite qu'en français). C'est Lao tseu qui, le premier, a fait remarquer que le trou est constructeur (XI) : “C'est le vide central des roues qui fait leur utilité. Les vases sont faits d'argile mais c'est leur vide qui permet à la fois de les remplir et de les désemplir. Les portes et les fenêtres sont les perforations qui rendent les maisons habitables. Les choses ne sont précieuses que par le rien qui les rend utile”. Nos cinq sens sont des trous. Nos failles fondamentales sont ce par quoi nous existons. Nous ne vivons, nous ne sommes construits que par nos trous. On mange on défèque, on parle, on écoute on regarde etc. tout va bien quand ça circule mais les angoisses et les dépressions surgissent dès qu'un “rien” est obstrué, bloqué, fermé, bouché. Dans le système inconscient le trou précède ses bords. » (Guy Massat, La Topologie et le temps).
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La Topologie et le temps
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03. Jacques Lacan,
02. Sigmund Freud,
01. Psychanalyse